Supervision

La supervision va permettre à un coach de trouver un espace de confiance pour explorer ses points de repères et sa déontologie, et parfaire l’utilisation de son expérience et de ses ressentis.
La supervision permet aux coachs de se questionner de façon fondamentale sur l’analyse de leur pratique de coach et d’accompagnant (de la même façon qu’un thérapeute questionne sa pratique avec son superviseur).

Quelques points importants à aborder en supervision :

La présence :

Le cadre qui est donné à la supervision permet à chacun d’explorer sa présence à autrui. Cette présence se décline deux niveaux. Le premier niveau est celui de l’écoute du processus. Le second niveau est bien entendu celui du coach auprès de son client avec un nombre d’interventions ajusté. Confiance en soi et confiance en le processus vont aider le coach à être présent sans peur de combler un vide, ou sans l’injonction de devoir faire quelque chose, ou sans peur que cela ne fonctionne pas. Cela oblige d’être d’abord présent à lui-même !
C’est avant tout par sa présence que le coach fait avancer le processus.

La posture du coach

Parce que le coach a à cœur de faire avancer son client vers une solution, il pourrait y avoir risque pour le coach de s’intéresser plus à la solution qu’au client lui-même. Il est donc important de garder comme priorité le lien avec le client : quelles sont ses réactions au fur et à mesure que se déroule le coaching ? Quelles émotions surgissent en lui ? En quoi ce qui se passe résonne-t-il en lui ? Quelles interventions le coach choisira-t-il de proposer ? Car, en tout premier lieu, le coach n’est-il pas au service du client ?

L’acceptation est une condition pour que le coach soit en pleine présence : accepter le moment présent, accepter la confusion, accepter de ne pas savoir. Accepter pour ne pas lutter et donc, pour en pas être dans une dualité qui prive de la présence. Être en méta pour observer son propre surmoi sera une autre ressource utile.

Le contre-transfert est bien-sûr une attitude aidante. Exemples : le coach ignore un membre de l’équipe accompagnée car son attitude est contraire aux valeurs du coach et lui rappelle trop bien quelqu’un de son entourage (de sa famille par exemple), le coach lutte contre son client car ses propositions ne sont pas conformes à ce qu’il a lui-même compris de la situation de son client (il veut garder son pouvoir). Dès que ce genre de phénomènes apparaissent, il est urgent pour le coach de se recentrer, de se questionner en position ‘meta’ (qu’est-ce que cela réactive chez moi ? pourquoi je réagis comme ça ?) et de revenir en présence à ce qui se passe pour son client.

Le lâcher-prise est aussi une composante importante : la connaissance est dans le système et le pouvoir est chez le client. Il a l’humilité de ne pas savoir et d’être au service de son client.

La relation, l’alliance.

Par sa présence et son calme, le coach autorise l’énergie de la relation à se déployer et au champ entre les deux personnes à se remplir de cette énergie. Il est plus important, compte tenu du travail systémique qui va être effectué de percevoir la relation et ce qui est transféré dans cette relation que de comprendre les éléments et l’information délivrée par le client.

L’espace bien-sûr a son rôle à jouer. Traditionnellement, l’espace thérapeutique entre un professionnel et son client est composé par le face-à-face (figure 14.1). Ce face-à-face thérapeutique montre que c’est la relation qui est l’espace de travail.
Un autre facteur contributeur de l’alliance entre le coach (ou thérapeute) et son client est le regard. Dans son analyse contre-transférentielle, le coach peut interroger sa propre velléité à regarder son client : qu’est-ce qui pourrait m’empêcher de le regarder ? Une gêne quelconque ? Un refus quelconque ? Coacher, c’est aussi une belle expérience d’ouverture sensorielle pour le coach : lire et exprimer avec le regard, ressentir et communiquer avec le langage non-verbal.

Des êtres relationnels : parce que le corps parle avant notre pensée consciente, il est essentiel pour un accompagnateur (coach ou thérapeute) d’autoriser et de saisir ces informations systémiques chez son client. Par la pratique des constellations, le coach enrichit sa palette sensorielle.

En raison de la relation transférentielle, parce que le client a investi la relation qu’il a avec son coach, d’un certain questionnement et d’une projection de son univers, il peut être aidant de poser cette relation en supervision afin d’autoriser le déploiement d’un processus ‘reflet’, qui potentiellement apportera des éclairages sur ce transfert ou des informations complémentaires utiles à la relation coach-client. Egalement, dans les moments ou étapes où le coach éprouve des blocages ou des sensations bizarres, soit dans sa relation avec son client, soit pour continuer la suite d’un travail, la supervision permettra de donner des éclairages pertinents de contre-transfert.

La question de l’éthique

L’éthique est au cœur de notre métier de coach (ou de thérapeute), que ce soit dans une relation spécifique avec un client, ou bien dans des décisions que nous devons prendre, ou encore en tant que moteur de nos comportements et de nos actes. Le coach pourra travailler en supervision sa relation à l’éthique dans un contexte donné, un éclairage spécifique sur le sujet pourra être porteur d’idées ou de nouvelles pistes de réflexion.

La gestion des processus parallèles

Le processus parallèle (ou processus reflet) décrit le mécanisme par lequel le client reproduit dans son travail de coaching ou d’analyse et donc dans sa relation au coach ou au thérapeute, sa problématique (ou pathologie). Il est essentiel que le coach, comme tout professionnel de la relation d’aide, se remette en question dans sa pratique, pour intervenir de façon juste auprès de son client. Prenant conscience de ce qui est réactivé chez lui, le coach (ou le thérapeute) fera donc son contre-transfert pour réagir au transfert qui est fait sur lui, de la façon la plus appropriée pour le client. Réalisant combien ses propres zones d’ombre ou de confusion autorisent le processus parallèle à se déployer, le coach développera une vision globale et distanciée de la situation pour comprendre ce qui se passe d’un point du vue systémique. Cette lecture extrêmement riche donnera inévitablement une nouvelle clé pour accompagner le système.

Le cycle de supervision que je propose,

  • Sur une durée de 6 jours étalés sur 1 an
  • Les objectifs de ce cursus :
    • Travailler des problématiques de coachs en supervision grâce à l’outil constellation
    • Approfondir ses compétences en tant que facilitateur de constellations grâce aux cas étudiés et aux processus déployés (groupe de coachs formés aux constellations uniquement)

Deux cycles :

  • Pour tout coach souhaitant être supervisé dans sa pratique
  • Pour les coachs qui ont suivi la formation aux constellations d’organisation et qui souhaitent approfondir le sujet, tout en ayant cet espace comme lieu de supervision.

En terme de cadre, l’engagement de chacun sur 6 jours est nécessaire pour que le groupe soit stable, pour qu’il y ait un nombre suffisant de participants à chaque séance pour consteller, si nous souhaitons une inclusion solide, un cheminement partagé et une progression commune.

Format de travail :

  • Les sujets me parviennent quelques jours à l’avance pour pouvoir composer la journée
  • Selon les thématiques abordées, je propose aussi des processus de constellations complémentaires pour aller plus loin sur certains sujets (posture du coach par exemple, système du coach et ses interférences, etc..)
  • Il y a possibilité, pour les ocachs formés aux constellations, de faciliter les constellations avec ma supervision (ou en double commande)
  • Il y a possibilité de faire venir un ou une client(e) pour travailler un cas en groupe, avec cette méthode.

Dans la magie synchronistique et le goût du collectif.

Prochain cycle :

Deux dates pour démarrer :

  • 21 Septembre 16
  • 08 Décembre 16
  • les 4 autres dates seront fixées avec le groupe en juin.

Le lieu : Paris 5ème ou 12ème. Groupe limité à 10 personnes.

Le tarif: 130 € HT par jour, soit 780 € HT pour les 6 jours. Convention de formation possible également (990 € HT sans subrogation). Pour matérialiser votre engagement, deux éléments : un chèque d’arrhes de 156 € pour bloquer votre place dans le groupe et un versement de la totalité de la somme dès le début du cursus. Bien entendu, l’échelonnement en plusieurs chèques est toujours possible mais remise des chèques exigée le premier jour (virement possible mais sans échelonnement).